Nicolas Muckensturm
Marqueterie d’hier et d’aujourd’hui
Grâce à un père ébéniste, Nicolas connaît le bois depuis qu’il est tout « mino ». C’est presque naturellement qu’il s’inscrit dans un CAP afin d’y étudier la sculpture sur bois. Ce choix n’est pas anodin. Nicolas veut créer, transformer, plier la matière à sa volonté. Il veut utiliser des outils, les véritables interfaces entre sa vision créative et la matière brute.
Mais Nicolas ne suivra pas cette voie car le numérique est partout présent et ne lui permet pas de s’exprimer comme il l’entend. Le voilà en quête d’autre chose. Il entre alors dans une entreprise pour se former à la marqueterie. Pendant des mois, patiemment, il va apprendre au contact des anciens. Sous la houlette d’hommes de métier, il va peaufiner sa technique et ses savoirs.
Du temps. Du travail, de la patience et du temps…
Nicolas Muckensturm
Marqueterie d’hier et d’aujourd’hui
Avant de s’installer et de vivre de son talent de marqueteur, Nicolas restera de longues années dans cette entreprise où il apprendra toutes les ficelles du métier. Aussi à l’aise dans la restauration de meubles du 17ème et du 18ème siècle que dans la copie d’ancien ou dans le contemporain, Nicolas aime la diversité des méthodes, des matières et des sujets de décors.
Pour la restauration, tout l’art consiste à se rapprocher des teintes et des matériaux employés alors : étain, nacre, écaille, laiton, os… Il faut comprendre comment travaillaient les maîtres, retrouver les thèmes (l’astrologie, l’eau, la terre…) et accepter de n’être qu’une étape dans la longue vie d’un meuble de style.
Pour l’univers contemporain, Nicolas peut donner toute sa mesure créative. Utilisant le buis, le sycomore, le citronnier, l’acajou, le poirier, le merisier, le chêne ou l’amarante, il réalise de superbes décors. Mais la marqueterie s’applique aussi aux tableaux, aux miroirs, aux boiseries, aux coffrets… exacerbant leur beauté.
Meuble réalisé pour la Maison Daïdé à Revel.
Meuble réalisé pour la Maison Daïdé à Revel.